Découvrez Elise Gardin, candidate Chimie ParisTech à Ma Thèse en 180 seconde

 

Découvrez Elise Gardin, candidate Chimie ParisTech à Ma Thèse en 180 seconde

Faites connaissance avec Elise Gardin, candidate MT180 qui répond à nos questions.

Elise est actuellement en thèse à l’Institut de Recherche de Chimie Paris, au sein de l’équipe Physico-Chimie des Surfaces, sous la direction de Philippe Marcus.

 

 

Quel est votre parcours Elise ?

J’ai intégré en 2011 Phelma, école d’ingénieurs du groupe Grenoble INP. Ma formation m’a apporté des connaissances théoriques et pratiques sur les phénomènes électrochimiques, notamment dans le domaine des matériaux pour l’étude de la corrosion. Je réalise actuellement une thèse CIFRE en collaboration entre Chimie ParisTech et l’entreprise APERAM.

 

Quel est le sujet de votre thèse ?

Ma thèse s’intitule "Etude des interactions bactéries-surfaces et des effets sur la passivation des aciers inoxydables".

Celle-ci vise à comprendre l’effet de l’adhésion bactérienne et la formation d’un biofilm à la surface de l’acier inoxydable sur sa résistance à la corrosion. Mes travaux s’appuient sur un couplage innovant entre des analyses d’extrême surface (XPS et ToF-SIMS) et des méthodes électrochimiques pour appréhender le rôle du biofilm sur la stabilité de la couche passive et les mécanismes de « biocorrosion » associés.

 

Quelles sont les perspectives de vos travaux ? Ont-ils des applications sociétales possibles ? Dans quels domaines ?

 L’amélioration de la durabilité des matériaux est essentielle dans la lutte pour la préservation de l’environnement, notamment pour empêcher la fuite de structures métalliques corrodées. Dans ma thèse, je développe un test permettant d’évaluer la résistance à la biocorrosion de différents types d’aciers inoxydables. Le but de ce test est de proposer l’acier inoxydable le mieux adapté pour prévenir le risque de biocorrosion dans un secteur industriel propice à la prolifération bactérienne (Oil&Gas, réseaux d’eau potable, traitement des eaux…).

 

Pourquoi avoir choisi la chimie comme domaine de recherche de prédilection ?

Chimiste de formation, et plus particulièrement électrochimiste, mon travail de thèse me permet d’étendre mes compétences à la physico-chimie, la science des surfaces, la microbiologie et la biochimie. C’est avant tout cet aspect multidisciplinaire qui m’a attiré, car pour moi l’innovation repose sur l’ouverture d’esprit et l’ouverture aux autres disciplines.

 

Vos perspectives pour la suite ?

 Après ma thèse, je souhaite valoriser mes compétences dans la recherche appliquée, je l’espère dans le domaine de la corrosion.