Découvrez Romain Gaillac, candidat Chimie ParisTech à Ma Thèse en 180 secondes PSL

 

Faites connaissance avec Romain Gaillac, candidat à MT180 qui répond à nos questions. Romain est actuellement en thèse à l’Institut de Recherche de Chimie Paris, au sein de l’équipe Chimie Théorique et Modélisation, sous la direction de François-Xavier Coudert, en collaboration avec Air Liquide.

 

Romain quel est votre parcours ?

 

Je suis rentré en 2011 à l’École Normale Supérieure où j’ai étudié la chimie et la physique. J’ai ensuite intégré la première promotion PSL-ITI (Institut de Technologie et d’Innovation) en 2014 pour me former aux domaines de l’innovation et à l’entrepreneuriat.

Je suis actuellement en thèse CIFRE à Chimie ParisTech en partenariat avec Air Liquide. Grâce au programme Sciences et Management, je suis également la formation théorique du MBA  du Collège des Ingénieurs en parallèle de mes travaux de recherche.

 

Quel est le titre de votre thèse ?

Modélisation multi-échelle des propriétés physico-chimiques de matériaux nanoporeux

 

Pouvez-vous en résumer le contenu ?

Mes travaux de recherche portent sur la modélisation de matériaux utilisés industriellement, telles que les zéolithes, ou qui pourraient l’être, tels les MOF (Metal-Organic Frameworks), au niveau moléculaire. Il s’agit de comprendre les liens entre les propriétés structurales microscopiques et les propriétés physico-chimiques de ces matériaux. Je m’intéresse aussi bien à des propriétés d’adsorption, utilisés dans la séparation et la purification de gaz notamment, qu’aux propriétés mécaniques et thermiques de ces matériaux, qui sont incontournables pour les applications industrielles.

 

Quelles sont les perspectives de vos travaux ? 

 

Mes travaux s’inscrivent dans une dynamique d’une meilleure compréhension des liens structures-propriétés des matériaux poreux. Cette rationalisation permet de développer plus rapidement et à moindre coût de nouveaux matériaux pour des applications dans des domaines variés, de la santé (pour stocker plus efficacement l’oxygène médical par exemple), à l’énergie (pour produire et stocker l’hydrogène par exemple), en passant par l’électronique, où les MOFs pourraient s’avérer être des précurseurs de nouveaux semi-conducteurs.

 

Pourquoi avoir choisi la chimie comme domaine de recherche de prédilection ?

 

La chimie offre des objets d’études d’une grande complexité que sont les assemblages d’atomes, qu’il s’agisse de molécules ou de matériaux. Dans le même temps, cette complexité peut être modélisée grâce aux lois physiques par l’intermédiaire d’outils mathématiques. Ma passion pour la compréhension de phénomènes complexes par l’intermédiaire de la physique m’a donc naturellement portée vers la modélisation physico-chimique.

 

Vos perspectives pour la suite ?

Je m’orienterai vers l’industrie, au sein de départements R&D ou Innovation, afin de profiter au mieux de mon expertise scientifique et de ma compréhension des phénomènes d’innovations technologiques. Mon objectif est de contribuer à renforcer le pont entre les avancées scientifiques et techniques, qu’elle apparaissent au sein de l’entreprise ou dans les laboratoires publiques, et les innovations technologiques sur le marché.

 

 

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