Les témoignages

 

Ondine | Promotion 2008

A quelques semaines de ma sortie de l’ENSCP, je regrette déjà son ambiance unique !

Cette Grande École d’ingénieurs chimistes réconcilie (enfin) chercheurs, ingénieurs et industriels. J’ai donc du apprendre à porter aussi élégamment blouse blanche et lunettes de sécurité que tailleur et escarpins, à manier aussi habilement pipettes et erlenmeyers, qu’ordinateur portable et vidéo-projecteur.

Petite précision, les chimistes ne sont pas (tous) des animaux étranges qui mélangent des produits hautement toxiques dans une verrerie aux noms imprononçables. En fait la chimie et les chimistes sont partout : sacs plastiques, canette de soda, viaduc de Millau, aspirine, crème de beauté, essence, micro-capteurs, nouveaux matériaux… Moi-même, en octobre 2008, je commencerai à travailler chez un fabricant de panneaux solaires ! Oui, oui, là aussi il y a de la chimie… Mais comment en suis-je arrivée là ? Parcours classique : classe préparatoire PCSI, concours et… Chimie Paris, par choix ! J’ai toujours aimé la chimie, savant mélange de rigueur scientifique et de créativité, d’imagination, de liberté.

Et puis l’ENSCP avait de nombreux atouts : très haut niveau scientifique, renommée internationale, taille humaine (chaque élève est connu et écouté)… A la sortie d’années de classes préparatoires très scolaires et très cadrées, j’avais soif d’indépendance et de responsabilités. Les nombreux clubs de Chimie Paris m’ont permis de répondre à ces envies ! Par exemple, en plus des cours classiques, des TD et des TP, j’ai activement participé à la Junior Entreprise en tant que Présidente mais aussi au club Gala-Soirées, au club Ski, à l’équipe de Hand-ball… Je me suis très vite retrouvée avec un emploi du temps de ministre ! Mais ces nombreuses expériences m’ont appris à travailler en équipe, à gérer un budget, à prendre des décisions… Bref, elles m’ont confrontées à mon futur métier d’ingénieur où dimensions scientifiques et humaines sont indissociables.

Les trois stages obligatoires qui rythment la scolarité à l’ENSCP ont aussi aidé à préciser mon projet professionnel. Ils m’ont apporté une ouverture internationale à laquelle je suis très attachée. Dès la première année, je suis partie deux mois dans une usine australienne, l’année plus tard direction les tours de La Défense et enfin je suis en ce moment à Tokyo pour mon stage de fin d’études.

Et mon tour du monde ne fait que commencer puisque je viens d’être embauchée en Californie ! L’ENSCP, une école d’ingénieurs chimistes généralistes tournée vers l’international ? Oui, mais aussi une école tournée vers des élèves qu’elle accompagne, qu’elle guide, qu’elle écoute. Je disais donc, à quelques mois de mon entrée dans la vie active je regrette l’ENSCP. Mais je la remercie aussi pour ces trois années qui garderont toujours une place à part dans ma scolarité qui s’achève…

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